Vous avez vu ça, j'ai vraiment le sens du dramatique hein ?
Bref.
Pour vous faire partager mon expérience de the cure plusieurs exemples sont à noter.
Lorsque j'étais plus jeune, j'ai connu pas mal de souci avec son lot d'idées noires malheureusement une fois concrétisées mais heureusement échouées.
Sans rentrer dans les détails, je ne me suis nourri que de The Cure et d'autres groupes très malsains dans la sphère métal, mais ceic vous intéresse moins.
Pornography a été l'album de cette période et notamment les chansons "Cold" "Siamese Twins" The figurehead" et "Pornography".
Je m'identifiais parfaitement dans les paroles (suffisamment floues pour que chacun y livre sa propre interprétation).
J'y ai bien sûr ajouté The drowning man et Faith
Ceci a contribué à mon mal être et je dirai que cela s'est avéré dangereux pour moi autant que bienfaiteur.
Dangereux car cela m'a conforté dans l'idée que rien ne s'arrangerait et que tout ne serait que chaos pour moi jusqu'a la fin des temps.
Bienfaiteur car en fin de compte, je me suis senti moins seul.
Comme le disait ce bon vieux Bob, on pense à l'adolescence (j'en sors à peine, c'est dire si je sais de quoi je parle) que nos problèmes sont les notres et qu'ils sont ignorés de tous (genre je suis un rebelle, personne ne me comprend ou ne m'aime et j'en ai rien à foutre (ridicule)).
Or ils sont somme toute assez communs, à l'exception de certains d'entre eux en ce qui me concerne.
The Cure m'a fourni une vision extrême de l'existence.
The cure m'a fait pleuré toutes les larmes de mon corps.
Mais the cure m'a rendu heureux et m'a encore plus rendu amoureux de la musique.
Ces albums sont pour moi particuliers, ils me rappellent une période douloureuse, mais me font savourer le bonheur ou du moins le "mieux-être" dans lequel je me trouve aujourd'hui.
Mais je me complais dans cette décharge de tristesse.
Normal, anormal ? A vous de juger.
Ma deuxième expérience notable de the cure est moins longue.
C'était il y a un an environ, mes études se déroulaient nickel, je sortais de chez ma copine pour aller en cours un matin par un temps bleu de chez bleu.
J'ai écouté The drowning man que je n'avais pas entendu depuis des lustres.
Tout au long du trajet j'ai contenu mes larmes jusqu'a ce que je les laisses couler sans pudeur une fois arrivé.
Voilà. Pour moi, The Cure, c'est la densité émotionnelle.
The cure pour moi c'est avant tout l'introspection.
The cure, à mon sens toujours, est enfin le groupe le plus singulier qu'il m'ait été donné de découvrir en dehors de la sphère métal.
The Cure fait désormais partie de ma vie, et si je devais la refaire, je ne la referais pas sans lui.
En espérant que je ne vous ai pas trop saoulé avec mes histoires
