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 Sydney 31.05.2011

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Kotyk
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MessageSujet: Sydney 31.05.2011   Ven 3 Juin 2011 - 10:22

Mon dieu mon dieu ! J'ai écouté ça hier soir et j'en ai rêvé toute la nuit. Voici ce que l'écoute à chaud m'a inspiré. Avis aux lecteurs : attention, ça en fait, du baratin !
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Kotyk
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MessageSujet: Re: Sydney 31.05.2011   Ven 3 Juin 2011 - 10:22

Jeudi 2 juin, 18h. C’est avec fébrilité que je branche ma clé USB, toute pleine du dernier Sacré Graal curiste, dans mon ordinateur. Depuis le temps que j’attendais un moment fort comme celui-là… Ca n’a pas dû arriver depuis… Trilogy, il y a 8 ans. Si Cure me procure encore des émotions aussi intenses, c’est que (hélas ? heureusement ?), je ne suis pas encore guéri, et de toute façon, à mon âge (canonique) il est trop tard pour changer… Voyons donc ça de près, et petites binouzes, n’hésitez pas à venir à moi (sinon j’irai à vous, alors…).

10 : 15 Saturday Night : plutôt classique, mais Robert murmure l’inhabituel « It’s always the same » et Simon adapte son jeu au style Michael pour le solo de fin

Accuracy : excellent, très bon jeu de Jason

Grinding Halt : au milieu de tous ces morceaux inhabituels, celui-ci passerait presque pour un classique ; bonne interprétation

Another Day : absolument superbe, musicalement très maîtrisé, plein d’émotion ; le premier sommet du concert, comme attendu !

Object : enchaîné pied au plancher, Simon assure parfaitement une partie qui s’éloigne de son style habituel ; ce bassiste est magique ! Jason n’est pas en reste…

Subway Song : l’harmonica est de sortie, on ne l’avait plus entendu sur scène depuis 1996, Jason y ajoute des claves pendant le solo de Robert

Foxy Lady : version rapide, heureusement, beaucoup plus punchy qu’en 1992, mais pas aussi survitaminée qu’en 1979 ; finalement, un très bon compromis entre énergie et mélodie. Excellent mais trop court !

Meat Hook : les sonorités inhabituelles s’enchaînent ; morceau pas joué depuis 1980 (et encore !) ; excellente maîtrise instrumentale

So What : celle-là, je n’aurais pas parié lourd qu’ils la joueraient un jour sur scène. Robert se sort plutôt bien des méandres de paroles impossibles à mémoriser, les autres lui facilitent la tâche en jouant serré comme du café.

Fire In Cairo : on sent que les trois musiciens soufflent un peu : après trois morceaux improbables et casse-gueule, ce quasi-classique leur redonne leurs marques ; il est de plus parfaitement interprété.

It’s Not You : on replonge dans l’inconnu avec ce morceau joué en 1979 et une fois en 1993 et c’est tout ! Robert semble libéré, il lâche sa voix. Comme pour Object, Simon se prend pour Michael et se montre à son avantage.

Three Imaginary Boys : celle-là, on a beau la connaître par cœur, on ne s’en lasse pas ! Les premiers spleens existentiels de Robert dans un album quasi-punk ; moi, ça m’avait marqué à l’époque ! Après un tel enchaînement, ça sonne comme un final plutôt monumental !

Nom de Zeus ! Je suis obligé de faire un break, cette première partie m’a lessivé ! J’avais beau adorer cet album jusqu’à présent, j’avais toujours trouvé mes congénères curistes un peu indulgents à son sujet : un album meilleur dans l’esprit que dans le fond, en somme. Cette réactualisation magistrale vient tordre le cou à ce point de vue : derrière la patate, derrière la guitare énervée, derrière l’énergie juvénile, il y a des chansons, des putains de bonnes chansons !

A Reflection : dès les premières notes, la patte de Roger se fait entendre ; magnifique morceau, plutôt rapide, me semble-t-il, et Robert y va de ses petites vocalises à la fin.

Play For Today : pour ce grand classique, l’exubérance généralement de mise pendant les versions live est un peu contenue, dans un esprit proche de l’album, en particulier aux synthés ; Robert, lui, passe d’un chant retenu à un chant plus en avant vers la fin

Secrets : une chanson attendue comme un sommet incontournable, en particulier du fait de sa rareté sur scène (1980, 1984, 1985) ; Robert la chante avec beaucoup d’émotion et Roger apporte tout son toucher aux petites notes discrètes dans la deuxième partie instrumentale

In Your House : un autre morceau qui nous manquait ; il est étonnamment débuté avec une drum machine ; en 1992, c’était Perry aux synthés ; là c’est Roger, plusieurs classes d’écart, je dis ça je dis rien…

Three : à quoi pouvait-on s’attendre pour l’interprétation de ce père légitime de l’immense Forever ? En tout cas pas à un début très proche de l’album avec ses octaves de claviers, grosse surprise en ce qui me concerne… Robert y ajoute ensuite quelques paroles improvisées un peu timides et le morceau s’achève plus ou moins en queue de poisson, on en reste tout con !

The Final Sound : Roger balance quelques notes dont seules les trois premières ressemblent vaguement à l’original et le morceau est en fin de compte encore plus court que ce qu’il a toujours été…

A Forest : on retrouve l’intro classique claviers-guitare comme au bon vieux temps, puis le morceau se lance, lui aussi plutôt en retenue, dans l’esprit de l’album ; le final instrumental est très court, limite bâclé, dommage.

M : on la connaît par cœur aussi, mais quand on y pense, quel magnifique joyau de pop mélancolique ! Et quel bonheur d’entendre des parties de synthé évanescentes mais bien présentes ! Roger, je t’aime, veux-tu m’épouser ?

At Night : ça commence à devenir épuisant, cet enchaînement de morceaux jouissifs ; à chaque nouveau, on se dit qu’on franchit encore un seuil de bonheur supplémentaire. Pour le contre-chant, vous préférez la guitare de Porl ou le synthé de Roger ? Devinez pour moi…

Seventeen Seconds : Robert joue serré et grave de sa guitare, ça sonnerait presque comme une basse 6 cordes ; l’ensemble est plutôt carré et mécanique, il manque peut-être une petite envolée lyrique…

Des sommets, il y en a encore eu, c’est incontestable. Pas sûr néanmoins, à la première écoute, que cette deuxième partie ait atteint le niveau d’euphorie de la première. Pour moi, l’homme du match, c’est clairement Roger, suivi dans l’ordre par Jason, plutôt à l’aise, Robert, bon mais sans plus, et Simon, qui se repose et assure l’essentiel après avoir cassé la baraque pendant la première partie. Place maintenant à des monuments parmi les plus respectables de toute leur œuvre…

The Holy Hour : Robert revient avec des velléités émotionnelles certaines pour ce morceau rarement joué ; il faut dire qu’une telle merveille en ouverture, ça plante le décor ; c’est sobre, c’est poignant, c’est beau !

Primary : comme pour tous les classiques de la soirée, ça joue au cordeau, c’est musicalement proche de la perfection mais cela perd un peu en intensité ; Robert chante le « refrain » (The further we go…) en fin de chanson, ce qu’il ne faisait plus depuis des lustres.

Other Voices : ça démarre bien, mais ça devient un peu laborieux à mi-chanson, Robert n’y est pas vraiment ; il se reprend bien sur la fin et ça donne une version passable

All Cats Are Grey : ceux qui l’ont entendue au Dream Tour (et, encore plus veinards, au Prayer Tour) ne peuvent pas l’avoir oubliée : c’est un sommet parmi les sommets, le Cure atmosphérique le plus abouti, peut-être le morceau à l’origine de tout Disintegration. Quel final ! Long, envoûtant, et les 5 notes de fin jouées par Lol font tomber le rideau sur un des moments les plus forts du concert.

The Funeral Party : après cela, les synthés de Funeral Party sonnent un rien pompiers. Mais le jeu original de Jason et l’émotion dans la voix de Robert rattrapent bien l’affaire.

Doubt : l’autre morceau du set principal, avec So What, qui n’avait jamais été joué auparavant. Ca sonne si bien qu’on se demande pourquoi ! Même si Robert est vocalement un peu juste, le jeu de Jason et de Simon imprime une rythmique infernale : ils tiennent tout l’édifice à eux deux !

The Drowning Man : ça peut sembler banal dans un tel concert, mais honnêtement : qui ne s’est pas pâmé de bonheur quand il a eu la chance de l’entendre sur scène ? Allez-y, jetez la première pierre ! Non, ce morceau est tout simplement une des plus grandes chansons de Cure et l’interprétation est à la hauteur, Robert en sangloterait presque !

Faith : la chanson de tous les superlatifs, mais dont l’interprétation n’a jamais réussi à égaler les sommets du Prayer Tour. C’est évidemment bouleversant au plus haut point, mais quand je repense aux versions de Constance ou de Rome en 89, il me manque toujours un petit quelque chose.

Carnage Visors : ah, ils ne la jouent pas ? Dommage, elle est pourtant sur l’album, depuis la réédition Deluxe…

Le constat est dans l’ensemble le même que pour Seventeen Seconds : c’est beau, c’est fort, parfois superbe, et par moments encore plus que ça. Par contre, à l’exception des deux morceaux centraux, on n’a guère entendu Roger. Lol, lui, comme à la grande époque, est aux abonnés absents.

Et j’en arrive à cette conclusion surprenante après le set principal : l’album le plus intense est au bout du compte celui qui l’était le moins sur le papier, à savoir Three Imaginary Boys. Cela a sans doute à voir avec la rareté scénique d’une bonne moitié des chansons, mais pas seulement ; il est possible que les sonorités inhabituelles de cet album aient constitué un challenge pour Robert et surtout pour Simon, qui a prouvé qu’il était un bassiste hautement polyvalent.

Mais puisqu’on parle de raretés scéniques, restons donc couverts, des choses incroyables vont maintenant se produire !

World War : je n’ose même pas imaginer les curistes qui étaient dans la salle, leur sang n’a vraiment dû faire qu’un tour en reconnaissant cette rareté entre les raretés ! Ce n’est certes pas la plus grande chanson de Cure, mais l’entendre une fois, ça valait son pesant de bananes !

I’m Cold : et ça devient même vertigineux avec celle-là, même si elle avait déjà été jouée sur scène en 80 et 81. C’est aussi une sacrément bonne chanson, glauque mais pas trop, interprétée ici dans un esprit tout à fait adéquat : belle réussite !

Plastic Passion : un tel enchaînement, ça en a forcément fait halluciner plus d’un ! Mais en plus, au-delà du simple folklore, ça sonne du feu de Dieu ! Robert est libéré, il tape un solo court mais dense, on sent qu’il se fait plaisir.

Boys Don’t Cry : il y avait peut-être dans la salle un ou deux spectateurs qui n’étaient pas des fans intégristes, eux aussi en auront pour leur argent, mais avec ce seul morceau ou presque ! Fadasse au milieu du reste, forcément, mais ils pourront dire qu’ils auront absolument tout joué… sauf Winter, Faded Smiles et Play With Me…

Killing Another : ça, ça reste du bonheur pur, le pogo de fin de concert sur un rythme énervé mais une vraie belle mélodie orientalisante ; le solo de fin est exactement comme sur le single (même le murmure de Robert)

Jumping Someone Else’s Train : j’adore cette chanson, sa belle mélodie, sa douce satire, son énergie communicative. Roger l’enrobe de notes de synthé plutôt chouettes. Le groupe s’éclate.

Another Journey By Train : l’enchaînement n’est pas le même qu’à l’époque, mais il passe très bien. Le synthé de Roger est peut-être un poil trop exubérant, ça rappelle celui de Mathieu Hartley. Grosse cote pour ceux qui auraient misé sur ce morceau, là encore !

Descent : inimaginable que ce morceau soit joué un jour ; ils l’ont fait ! Mais en plus, l’interprétation est renversante !

Splintered In Her Head : moi, j’aurais été dans la salle, j’aurais tourné de l’œil, il est donc bien préférable que je n’y sois pas allé… J’adore aussi ce morceau, parmi les plus bizarroïdes de Cure, comme du Sonic Youth première période. Et Robert qui répète « for the last time » ad libitum comme un fantôme égaré. Purée, voir ça et mourir, enfoirés de veinards d’Australiens !

Charlotte Sometimes : loin de moi l’envie de cracher dessus, mais comment dire ? Après un tel enchaînement, ça sonnerait presque trivial… Mais je chipote, l’interprétation est très belle, comme presque toujours.

The Hanging Garden : ce sera donc le seul morceau commun avec Trilogy ; une des chansons les moins aimées de Pornography pour la plupart des curistes, et pourtant, cette rythmique martiale, cette basse effrénée et ces petites notes de synthé comme des gouttes de pluie acide, pour moi, ça le fait toujours !

Let’s Go To Bed : un dernier tour de piste pour le fun ; mais ils jouent Standing On A Beach dans l’ordre ? Vont-ils aller jusqu’à Close To Me ? Non, mais pas loin…

The Walk : Robert est relâché, il s’amuse ; pour cette chanson électro-pop, je préfère là aussi largement le synthé plutôt que la guitare de Porl pour jouer la mélodie.

The Lovecats : c’est la dernière, précisément au moment où on ne s’y attend pas ; ça joue complètement libéré, même débridé par moments. Plutôt une bonne idée de finir par cette très belle chanson jazzy… « See you again for The Top » dit Robert ! Vite, pas dans 8 ans, please !

C’est vrai que dans le genre nouveauté, on a vu mieux, c’est vraiment les fonds de gamelle qu’ils viennent de faire là. Mais pourquoi faire la fine bouche quand on a admis que c’est ce qu’ils font le mieux depuis plus de 20 ans ? Ils sont allés encore plus loin qu’avec Trilogy, en jouant 4 très vieux morceaux pour la toute première fois sur scène (So What, Doubt, World War, Descent) et plein d’autres pour la première fois depuis des décennies. Je suis curieux de savoir ce que vous en pensez, les curistes, mais vous voyez avec tout mon baratin, que ça m’a vraiment bien mis le cul, comme prévu. C’est vraiment beau de voir que Cure peut encore me mettre dans des états pareils.
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Kotyk
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MessageSujet: Re: Sydney 31.05.2011   Ven 3 Juin 2011 - 10:26

En résumé, pour ceux qui préfèrent du court : les principaux highlights du concert, pour moi, sont dans l'ordre chronologique : Another Day, A Reflection, Secrets, At Night, All Cats Are Grey, The Drowning Man, I'm Cold, Descent, Splintered In Her Head. Là, j'ai condensé bien sûr, il y en a plein d'autres, mais ceux-là, je les fais ressortir du lot !
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Le Clan Faure
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MessageSujet: Re: Sydney 31.05.2011   Ven 3 Juin 2011 - 11:28

Voilà une review qui pose, comme on dit ! Je crois que tu retranscris très bien ce que je ressens moi même, les émotions sont les mêmes, et ma modération initiale à l'égard de Roger s'envole, le rendu final est très bon. Merci Kotyk pour ce bon moment.

Quel bonheur ce concert ! Ah ben oui les mecs, on n'est pas curistes par hasard quand même ! Bunny
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Kotyk
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MessageSujet: Re: Sydney 31.05.2011   Ven 3 Juin 2011 - 16:40

Le Clan Faure a écrit:
Ah ben oui les mecs, on n'est pas curistes par hasard quand même ! Bunny

Dans des moments comme ça, c'est vrai qu'on ne peut pas s'empêcher de se le dire ! Etre curiste, c'est un art de vivre ! spider
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MessageSujet: Re: Sydney 31.05.2011   

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